No: 129, le 25 avril 2017, Communiqué de Presse concernant la décision de l’APCE de rouvrir la procédure de suivi pour la Turquie

République De Türkiye Ministère Des Affaires Étrangères 25.04.2017
L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), le 25 avril 2017, lors de sa session de printemps,a décidé de rouvrir la procédure de suivi de la Turquie qui faisait l’objet de dialogue post-surveillance depuis 2004. Nous condamnons fermement cette injuste décision de l'APCE prise avec des motifs politiques en violation des procédures établies.

Notre pays lutte simultanément contre des organisations terroristes les plus brutales, telles que PKK, FETO et DAESH. Tout en adhérant à nos engagements internationaux, nous prenons des mesures nécessaires et proportionnées contre les dangers ciblant notre ordre constitutionnel et la survie de notre pays. Cela constitue l'obligation la plus fondamentale et le droit légitime d'un État.

Il convient de rappeler que la Turquie contribue à la sécurité et à la stabilité de l'ensemble de l'Europe et de sa proche proximité, tout en accueillant plus de 3,2 millions de réfugiés, et qu’elle est en lutte contre des organisations terroristes traîtresses. Ayant négligé les contributions de la Turquie à la sécurité et à la stabilité européennes, cette décision des parlementaires de l'APCE montre en fait une mentalité imprudente qui manque de vision stratégique et qui ignore les valeurs communes et démocratiques sur lesquelles l'Europe est fondée.

En décidant de rouvrir la procédure de suivi sur la Turquie, un défenseur des idéaux et valeurs européennes contemporains et un membre fondateur du Conseil de l'Europe, sous la direction de cercles malveillants dans l’APCE, est une honte pour cet organe qui prétend être le berceau de la démocratie.

La Turquie se met à côté des plus vulnérables et se bat presque seul contre la xénophobie et l'islamophobie qui se répandent avec violence dans l'Europe d'aujourd'hui. C'est l'une des motivations qui alimentent les sentiments anti-Turquie par ces milieux mal intentionnés.

L'influence de ces milieux mal intentionnés a également été observée lorsque certains membres de l'APCE qui sont venus observer le référendum ont été choisis parmi les sympathisants d'une organisation terroriste. La décision de rouvrir la procédure de suivi est encore un autre complot de ces groupes malveillants.

Sous l'influence des tendances populistes qui alimentent l'islamophobie et la xénophobie, cette décision marginalisante et aliénante prise contre la Turquie par un groupe d'Européens agissant avec des motivations politiques intérieures étroites et peu profondes est en fait une opération politique. Cette décision servira les organisations terroristes, en particulier FETO, qui constitue un danger non seulement pour notre pays, mais aussi pour l'ensemble du système et des valeurs européennes.

La Turquie exhorte les parlementaires qui ont voté pour cette décision au sein de l'APCE, d'abord d'agir dans le bon sens, puis de prendre des mesures conjointes en adoptant une position de principe pour lutter contre le fléau commun de la menace du terrorisme dans le monde entier; pour lutter sincèrement contre la xénophobie, le racisme et l'islamophobie, et suivre une approche responsable et axée sur les droits de l'homme dans la gestion des réfugiés et des migrations.

La décision sur le suivi ignore également le dialogue et la coopération constructive et franche entretenus par la Turquie avec le Conseil de l'Europe sans interruption à la suite de la tentative de coup d'État terroriste.

Une telle décision ne laisse aucun choix à la Turquie mais de reconsidérer ses relations avec l’APCE Malgré cette décision injuste, politiquement motivée et biaisée par l'APCE, la Turquie continuera sa volonté de renforcer les droits et libertés de ses citoyens sans compromettre les normes démocratiques, les droits de l'homme et son engagement envers les obligations internationales dans ce domaine.

Atatürk

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